La directrice générale du Hilton de Saint John cherche le trouble

La directrice générale du Hilton de Saint John cherche le trouble

octobre 19, 2012 à 14:36

Les employés de l’hôtel Hilton de Saint John, au Nouveau-Brunswick, nourrissent de hautes attentes envers la prochaine ronde de négociations, l’an prochain. Ils espèrent améliorer leur milieu de travail. Or, si on se fie aux récents accrochages entre le syndicat et l’employeur, il semble que cet environnement microgéré à l’extrême soit trop toxique pour être domptable.

Le 12 octobre 2012, les TCA ont soumis à la direction trois griefs touchant à l’ancienneté, l’un des points les plus importants pour toute unité de négociation. La directrice générale a rapidement interrompu le syndicat, qui présentait ses arguments concernant le premier grief, pour déclarer qu’elle n’écouterait aucune jurisprudence.
 
Après une courte pause, le syndicat a abordé les deux autres griefs. À nouveau, il a cité la jurisprudence en matière d’ancienneté. Et encore une fois, la DG a refusé de l’écouter.

Les bonnes manières ne sont pas essentielles au progrès des dossiers syndicaux; mais, la courtoisie de part et d’autre est à la base de saines relations de travail. En refusant d’entendre les renseignements pertinents aux griefs qui lui sont présentés, la DG ridiculise les pratiques syndicales consacrées au Canada.

Il semble que la DG du Hilton de Saint John ignore éhontément que l’employeur ne peut pas censurer les arguments qu’avance le syndicat pour justifier un grief. Cette censure constitue une entrave au travail du syndicat, ce qui enfreint la Loi sur les normes d’emploi (LNE). Personne ne peut contourner la convention collective et la LNE, abolir les règles d’ancienneté et mépriser le syndicat et les droits des employés.

Lorsqu’une DG déclare qu’elle peut faire ce qu’elle veut dans son édifice, c’est qu’elle est convaincue qu’elle est au-dessus des lois.

Les trois griefs en question iront en arbitrage, une procédure longue et coûteuse qui, dans ce cas-ci, aurait plus facilement être évitée.

Entretemps, cet incident trahit un problème beaucoup plus insidieux au Hilton de Saint John, en plus d’expliquer l’insatisfaction constante du personnel devant la voie choisie par la direction. Pour avoir des employés heureux, il faut une bonne gestion, et le bonheur des employés, c’est la clé de la réussite pour n’importe quelle entreprise.

Selon son propre site Internet, Hilton Hotels est, depuis 1919, « un chef de file mondial de l’hospitalité ». Si Hilton compte survivre et s’épanouir pendant un autre siècle, sa direction ferait bien de se souvenir que l’hospitalité, ça commence chez soi, avec ses propres employés et leurs représentants élus.
 

Pour en savoir plus à ce sujet, contactez :
Ashley Watkins, adjointe exécutive à la section locale 2002 des TCA