mars 11, 2022 à 16:25
La section locale 2002 d’Unifor est heureuse d’annoncer que le
Conseil régional de l’Ontario d’Unifor a adopté à une écrasante majorité la résolution de notre section locale
contre le retournement de contrat. La motion a été adoptée, avec un fort soutien, au Conseil régional virtuel de l’Ontario qui s’est déroulé les 9 et 10 mars 2022. La résolution a été proposée par nos délégués et déléguées de la section locale 2002 qui plaident pour que les gouvernements changent les lois afin d’interdire la pratique du retournement de contrat, non seulement pour le personnel aéroportuaire, mais pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs. Aujourd’hui, nous nous sommes levés avec les délégués et déléguées du CRO pour adopter cette résolution.
Félicitations à nos représentantes et représentants, ainsi qu’au comité d’action politique (CAP), qui ont joué un rôle déterminant dans la mobilisation et le lobbyisme en faveur de cet enjeu important qui touche bon nombre de nos membres du secteur de l’aviation.
Nous tenons à remercier tout particulièrement les déléguées et délégués suivants qui ont pris la parole au CRO et qui ont pleinement appuyé la résolution :
- Wade Ireland, secrétaire-trésorier financier de la section locale 2002 d’Unifor
- Saul Santiago, vice-président du district 301 de la section locale 2002 d’Unifor
- Sonia Torres, vice-présidente du district 356 de la section locale 2002 d’Unifor
- Scott Doherty, adjoint exécutif au président national d’Unifor
- Anees Munshi, présidente du comité d’action politique de la section locale 2002 d’Unifor
Contexte du retournement de contrat
La pratique du retournement de contrat consiste à sous-traiter des services, puis à changer de fournisseur de services toutes les quelques années afin de priver le personnel d’augmentations de salaire, de sécurité d’emploi et de leurs droits. Par exemple, chaque fois qu’un contrat pour un service aéroportuaire est retourné, travailleuses et travailleurs doivent postuler à nouveau pour récupérer leur emploi dans la nouvelle entreprise, souvent à salaire et avantages sociaux moindres. Cela est tout à fait légal en vertu des lois fédérales du travail qui encadrent des secteurs comme le transport aérien.
Cette pratique est aussi utilisée dans des secteurs sous réglementation provinciale pour garder les salaires aussi près que possible du salaire minimum. Le Parti libéral avait déclaré auparavant qu’il était « prêt à étudier et, si nécessaire, à corriger toute lacune dans le Code canadien du travail qui rendrait les travailleuses et travailleurs canadiens vulnérables ». Dans le budget de l’année dernière (2021), il a exprimé son intention d’adopter une loi pour protéger les travailleuses et les travailleurs qui sont victimes d’un retour en appel d’offres (retournement de contrat).
IMPLIQUEZ-VOUS : C’EST LE MOMENT DE PASSER À L’ACTION !
- J’encourage toutes les sections locales à appuyer le lobbyisme auprès du gouvernement pour la création d’une loi qui protège les travailleurs et les travailleuses, notamment dans le cas d’un retour en appel d’offres (retournement de contrat).
- Écrivez une lettre pour exhorter vos députés et députées à nous soutenir et à utiliser leur position pour s’assurer que le gouvernement donne suite à sa promesse.
En toute solidarité,
Tammy Moore
Présidente de la section locale 2002 d’Unifor
Photos des délégués virtuels ORC 2021 (de gauche à droite) : Wade Ireland, Saul Santiago, Sonia Torres, Scott Doherty et Anees Munshi.
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